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Allah n’est pas obligé

Création 2002

DE QUOI PARLE LE SPECTACLE ?

D’un jeune garçon, Birahima, d’une quinzaine d’années dont nous vivons tout d’abord l’enfance dans un village africain. Une enfance qui le mène à devenir, comme des milliers d’autres par le monde, enfant-soldat. Réduit à l’abandon après la mort de sa maman, il part à la recherche de sa tante Mahan, seul lien familial qui lui reste et qui pourra s’occuper de lui … Elle habite au Libéria, le pays de la « guerre tribale ». Devenu enfant-soldat, Birahima vit toutes sortes d’aventures et de rencontres sur le chemin qui va le mener vers sa tante, des plus dramatiques aux plus cocasses. Il en perd l’innocence d’un enfant mais en garde sa spontanéité, sa confiance en l’avenir et son rire !

D’une jeune fille, Fati, à peu près du même âge, qui elle, a perdu son innocence « un jour, alors qu’elle était à l’école, vers dix heures du matin… ». Elle a dû intégrer une armée d’enfant-soldats, seule solution pour ne pas mourir de faim.

D’un féticheur, Balla, qui a renoncé à la religion musulmane et vit dans son monde de croyances traditionnelles, païennes disent certains… Il est l’un des témoins de l’enfance de Birahima et nous raconte.

D’un villageois, qui n’a rien oublié de la vie de Birahima, de sa maman et de la grand-mère. Il est le conteur qu’on pourrait rencontrer le soir, autour du feu…

D’un prêtre, Papa le Bon, devenu chef d’un gang armé dans le « foutu Libéria de la guerre tribale ». Il enrôle les enfants dans ses troupes. Il les aime et les tue, il déborde d’amour et de haine pour les autres. La guerre l’a transformé en un homme d’église plus tout à fait comme les autres…Un homme demi-dieu pour les enfants-soldats mais aussi un homme qui a ses « faiblesses » et ses petits péchés…

D’un musulman, Yacouba alias Tiécoura, opportuniste qui mêle religion musulmane et pratiques païennes avec le plus grand naturel. Il se prend au jeu de sa croyance, prie cinq fois par jour et se perd dans le vrai et le faux, dans la sincérité et le simulacre. Il fabrique toutes sortes de grigris pour s’enrichir et est multiplicateur de billets (de banque). C’est le grand ami de Birahima, celui qui l’accompagne au Libéria à la recherche de la tante Mahan.

De soldats, hommes de tous types qui se sont retrouvés enrôlés parce qu’il n’y avait pas d’autre solution ! Des hommes qui tuent et qui aiment, qu’on comprend et qu’on déteste.

De dictionnaires qui parlent et définissent les gros mots du français de France et les gros mots du français d’Afrique noire à tous ceux qui ne les comprendraient pas !

Birahima, Fati, Le Dico, Balla, Le villageois, Tiécoura, Papa le Bon, Soldat Sékou, Soldat Saydou, sont tour à tour sérieux, pathétiques, amusants, en pleurs ou en danse, en cris ou en chants !

L’esprit de la mise en scène se veut très proche de celui du roman de Ahmadou Kourouma : entre gravité (drame) et humour avec un regard distancié sur la réalité. Les protagonistes de cette histoire sont aussi des aventuriers.

Il ne s’agit pas de pleurer ou de s’apitoyer mais d’essayer de comprendre la vie d’enfants-soldats. Seul le spectateur est juge se fait sa propre opinion d’une réalité.

Deux scènes très significatives associent théâtre, musique et danse dans la tradition du théâtre africain. Au-delà de leur aspect esthétique et chorégraphique, elles sont porteuses de sens et font partie intégrante du spectacle, elles sont indispensables à sa compréhension.

« … avec les mots de Birahima, le récit évite une dramatisation sur laquelle il aurait été « facile » de jouer. Mieux : Allah n’est pas obligé fait parfois sourire et même rire. Mais jamais aux dépens du malheur lui-même… »

Frédéric Mairy, journaliste culture : www.avoir-alire.com

Nous tenons à votre disposition :

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  • des extraits filmés du spectacle
  • des affiches et des dépliants de présentation de notre travail
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